Notre coach love Clémentine Mermet Maréchal apporte un éclairage nuancé, centré sur le dialogue, le respect et le consentement.
Formuler le fantasme sans pression, ni attente
Dans la vie amoureuse et sexuelle, les fantasmes sont loin d'être marginaux. "Les fantasmes font naturellement partie de la vie amoureuse et sexuelle. Ce sont des espaces de désir, d'imaginaire et parfois même de jeu", explique Clémentine Mermet-Maréchal.
Ils nourrissent l'intimité, sans forcément devoir être mis en pratique. Alors, faut-il les exprimer à l'autre ? Pour la coach, tout dépend du cadre relationnel :
"Les exprimer peut être bénéfique si la relation est basée sur la confiance et le respect, et si le fantasme est formulé dans un objectif de partage, sans pression ni attente."
À une condition essentielle : être prêt à entendre un refus. "Il faut pouvoir accueillir le non sans le vivre comme un rejet personnel."
À l'inverse, certains fantasmes peuvent rester du domaine du jardin secret :
"C'est quelque chose de très personnel, parfois même quelque chose qu'on n'est pas sûr de vouloir réaliser. Et si l'on sent que l'autre pourrait juger ou se moquer, mieux vaut se préserver."
"Le vrai tabou n'est pas le fantasme"
Exprimer un fantasme reste une démarche intime, qui suppose un climat de sécurité émotionnelle.
Pour Clémentine Mermet-Maréchal, le véritable problème n'est pas tant le fantasme que l'absence d'échange : "Dans un couple, le vrai tabou n'est pas le fantasme… mais l'absence de dialogue respectueux." Une peur souvent alimentée par la crainte du jugement ou par la méfiance.
Quand les envies ne sont pas partagées, le consentement reste la règle absolue. Ainsi, réaliser un fantasme est une possibilité, jamais une obligation. Il faut respecter les limites personnelles de l'autre, c'est quelque chose de fondamental.
Des alternatives existent : en parler, le suggérer par un récit, une ambiance, ou simplement le laisser vivre dans l'imaginaire :
"Un fantasme peut exister sans passer à l'acte."
Et parfois, le dialogue permet même de lever certaines résistances. "On peut accepter de réaliser le fantasme de l'autre quand on en comprend le sens dans la relation, qu'on se sent sécurisé et libre de dire non à tout moment", conclut la coach. Preuve que, dans l'intimité aussi, la communication reste la clé.
Vous pouvez retrouver le love coaching de Clémentine Mermet-Maréchal en podcast.
►Love Coaching
Dire "je t'aime", bien plus que deux mots ? Les conseils de notre coach
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