Je ne vais pas dire que tout va bien parce que sinon je serai en train de sauter mais par rapport au dernier mois que j'ai pu passer, ça va dans le bon sens. Je peux m'entraîner, je peux remettre un petit peu d'intensité au fur et à mesure. Je ne suis pas à l'arrêt, il faut juste accepter d'être encore un peu patient parce que la cicatrisation du tendon a été plus longue que prévu.
J'ai vu par le passé que si j'en faisais trop au mauvais moment, ça pétait. J'ai pris cette décision de ne pas faire saison hivernale pour ne pas prendre de risques, pour prendre un peu plus de temps, pour bien récupérer et pouvoir ensuite me projeter sur la préparation de la saison estivale.
Quel sera justement l'objectif de votre saison estivale ?
Ce sont les championnats d'Europe et qui, d'ailleurs, est l'objectif de l'année. Donc c'est pour ça que le choix de ne pas faire de saison hivernale n'est pas non plus, entre guillemets, si compliqué parce que tout se tourne autour de l'été et du mois d'août. Ca laisse quand même suffisamment de temps devant moi pour me remettre en état de performance.
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All Star Perche 2026 : Mondo Duplantis pourrait manquer la compétition
Mondo Duplantis sautera-t-il ce dimanche à Clermont-Ferrand...
C'est la quatrième fois que vous ne participez pas au All Star Perche (sur onze éditions, ndlr). C'est frustrant ou au contraire, on peut se concentrer sur l'organisation de l'évènement ?
Oui, c'est frustrant parce que je l'organise pour sauter. En tout cas, tant que je suis en capacité de pouvoir sauter, c'est la première des motivations. Quand je vois la performance que j'ai réalisée l'année dernière (5m91, ndlr) et les émotions, c'est ce à quoi je m'attends encore. Je sais que je ne vais pas pouvoir le faire encore pendant dix ans, donc toutes les occasions sont bonnes à prendre.
Donc de ne pas pouvoir le faire, oui, c'est une certaine frustration, mais ça fait partie du jeu. Ce n'est pas la première, ce n'est clairement pas la dernière. Après, il faut trouver les bons compromis et j'ai l'avantage d'avoir un évènement qui est bien rodé. On sait comment l'organiser, comment s'en occuper.
Ca me permet a minima, pendant la saison hivernale, d'avoir autre chose à penser, autre chose à faire. Parce que quand on est un peu blessé ou hors des pistes, le plus dur, c'est de trouver quelque chose qui nous anime parce que passer du temps en salle de muscu pour se rééduquer, c'est clairement pas mon truc. Ca me permet d'avoir de quoi m'occuper et puis là, à quelques heures de l'évènement, il y a l'excitation de se dire qu'on va encore faire un bel évènement et d'être le plus performant possible dans un autre contexte.
Mondo Duplantis répond presque toujours présent au All Star Perche, c'est la quatrième année de suite qu'il vient à Clermont, la sixième au total. Quelle est votre relation avec lui ?
On a une relation vraiment particulière parce que ça fait pas mal de temps maintenant qu'on se connaît et même au-delà de la simple relation perchiste à perchiste. On a une vraie relation amicale et c'est toujours un énorme plaisir de pouvoir se retrouver. L'été dernier, j'ai fait quasiment toute la saison avec lui sur les compétitions et c'était un énorme plaisir à chaque fois. On partage des moments assez incroyables sur la piste, on en partage aussi d'autres en dehors de la piste. Ce sont des relations qu'on n'explique pas, on ne peut pas expliquer pourquoi on s'entend bien avec une personne et pas avec l'autre. Nous, depuis le début, il y a eu une connexion qui s'est faite de manière très naturelle.
Au All Star Perche, évidemment sa présence est plus que requise, mais à aucun moment il a été forcé et c'est surtout qu'il met en priorité cette compétition-là sur son calendrier. ?On sait déjà que, dès dimanche soir, on va commencer à se projeter sur l'année prochaine. Il est toujours extrêmement heureux de pouvoir venir, de pouvoir y participer.
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Saut à la perche : le All Star Perche 2026 à guichets fermés
Sans surprise, le All Star Perche se tiendra à...
Et quand il vient, il prend le rendez-vous très au sérieux, avec deux records du monde battus à Clermont (2023 et 2025).
Bien sûr, Mondo n'est pas un athlète qui va sur des compétitions pour juste faire une simple représentation. C'est un vrai compétiteur. Il se donne les moyens d'être la meilleure version de lui-même. Ce qui est de plus en plus difficile parce que les centimètres montent de plus en plus.
Il a vraiment l'envie de performer à Clermont-Ferrand et c'est une belle récompense de l'organisation parce qu'on se donne les moyens de faire le meilleur. Et il nous le rend avec les performances. Le guichet fermé depuis deux semaines est en lien directement avec Duplantis et avec la montée en puissance sans cesse de l'évènement.
Vous lui faites un peu visiter l'Auvergne quand il vient ?
On n'a jamais le temps de visiter quand on est en mode compétition. J'ai voyagé dans pas mal de pays et en étant complètement honnête, il y a plein de choses que je n'ai jamais vues parce qu'on est concentré sur la compétition. Il a eu l'occasion d'aller au stade Marcel-Michelin, un lieu assez important pour le sport. Mais voilà, il connaît le stade Marcel-Michelin et mon jardin, c'est déjà plutôt pas mal (rires).










