Démarrée en mai, l'expérimentation se termine à la fin du mois d'octobre. Les caméras piétons, déjà utilisées par la police nationale et la gendarmerie, vont se généraliser.
Améliorer le lien de confiance avec la population
"L'objectif est double : assurer la sécurité des agents et leur permettre de travailler dans un climat serein. Il nous faut renforcer les conditions de cette confiance de la population envers les policiers", assure le maire de Lyon, Grégory Doucet.
En six mois d'expérimentation, 17 réquisitions d'images ont été demandées dans le cadre de poursuites judiciaires. L'activation des caméras piétons peut être décidée par l'agent, mais peut aussi être demandée par un contrevenant.
"Dans 80% des cas, ça permet déjà de faire baisser la tension, explique Eric Pradel, chef de poste. On explique à l'individu qu'il est filmé, d'ailleurs il le voit par la petite LED rouge qui se met à clignoter. Tout ce qui s'est passé 60 secondes avant l'activation est aussi enregistré. Nous, ça nous met en confiance pour travailler : on sait ce qu'on a à faire. La personne sait qu'elle est enregistrée, que cela peut se retourner contre elle", poursuit le policier.
Le cadre légal est le même que pour les policiers nationaux ou les gendarmes. Les images sont conservées un mois maximum.







