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LES PAYSANS DE L'OUEST RHODANIEN VEULENT PRÉSERVER LES TERRES AGRICOLES

Mercredi 19 Février - 05:30

Actu. locale


Illustration - agriculteurs. - © Radio Scoop / Léa Duperrin
Une vingtaine de tracteurs sont attendus ce matin sur la commune de Saint-Romain-de-Popey. Un rassemblement organisé par un collectif de paysans opposés au projet de la zone logistique de l'Ouest Rhodanien.


Depuis plus d'un an, Sylvain Morel se bat contre ce projet d'envergure. "Au moment où l'entreprise Boiron a installé son entrepôt, on s'est aperçu que le projet était bien plus large", explique l'éleveur du Haut-Beaujolais. Depuis, les réunions se sont enchaînées. Avec d'autres paysans, il appelle aujourd'hui tous ceux qui le souhaitent à se joindre au rassemblement dans une ferme à Saint-Romain-de-Popey.

Projet alternatif


Sylvain Morel n'en veut pas aux élus locaux. "Ils ont fait leur travail, ils ont informé la population mais au final ils sont obligés de suivre. Aujourd'hui, personne ne sait vraiment ce qu'il se passe", poursuit l'agriculteur qui ne veut pas voir débarquer "des entrepôts de 15 mètres de haut, avec énormément de camions" sur des terres qui selon lui, pourraient être cultivées.

"On pourrait installer des zones de maraîchage et d'élevage de cochons et de volailles, pour ensuite proposer ces produits dans les cantines du coin", détaille Sylvain Morel, qui défend ce projet alternatif avec le Collectif paysan contre la zone logistique de l'Ouest Rhodanien. En cette période de campagne électorale, ils espèrent ouvrir le débat auprès des élus locaux, pour les persuader de se retirer du projet.

"Le projet n'est pas abandonné"


Du côté de la communauté de communes de l'Ouest Rhodanien, on assure que la discussion reste ouverte et que rien ne se fera contre les agriculteurs. "Les 110 hectares fléchés pour accueillir les entreprises il y a dix ans ont déjà été revus à la baisse, on est plutôt sur une surface de 47 hectares", explique Bruno Peylachon, vice-président.

"Le projet n'est pas abandonné pour autant, il est indispensable pour l'attractivité de notre territoire, qui a énormément souffert de la disparition des usines textiles", poursuit Bruno Peylachon, qui met en avant les créations d'emplois à venir et l'importance de tirer profit de la proximité de ces terres avec l'autoroute A89.