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MÉLINA ROBERT-MICHON, LANCÉE VERS LES JEUX OLYMPIQUES DE PARIS 2024

Mercredi 10 Avril - 10:55

Sport


Mélina Robert-Michon au micro de Radio SCOOP. - © Radio SCOOP.
Un exemple d'abnégation et de longévité : Mélina Robert-Michon prépare les 7e Jeux Olympiques de sa carrière ! Entre sa préparation physique, technique et mentale, ses objectifs et son ambition de faire rayonner le lancer de disque, la Lyonnaise s'est livrée pour Radio SCOOP.


C'est au parc de Parilly, près de Lyon, au niveau de la cage de lancer, que la championne s'entraîne.

Alors que les Jeux Olympiques de Paris 2024 arrivent à grand pas, Mélina Robert-Michon, figure emblématique du sport lyonnais, ne veut pas laisser de place au doute.

Quelques semaines avant d'entamer les 7e Olympiades de sa riche carrière, la médaillée d'argent en 2016 a accordé un peu de son temps à Radio SCOOP, pour évoquer sa préparation et ses ambitions, lors de l'événement le plus attendu de l'année dans le monde.

Comment se déroule votre préparation à quelques semaines des Jeux Olympiques de Paris ?
"Ça se passe bien, surtout avec le retour des beaux jours où les entraînements sont plus agréables. Les séances s'enchaînent bien. J'ai effectué de bons stages cet hiver. Un avec l'équipe de France en Afrique du Sud au mois de décembre. Puis sur l'île de La Réunion en janvier. Ce qui m'a permis de travailler techniquement les points qui m'ont semblé importants.

J'ai pu aussi participer dernièrement à la coupe d'Europe. Ce qui m'a permis de voir où j'en étais et ce qui me restait à travailler. Il y a encore du boulot. L'objectif est d'aller sur des séances de plus en plus courtes jusqu'au commencement des Jeux Olympiques pour ne pas griller les étapes.

C'est de bon augure pour la suite, on est dans les temps."


"Monter sur le podium"


Quel sera votre objectif pour ces Jeux en France ?

"Il est clair : monter sur le podium. Je sais que pour l'atteindre, je devrais être au-delà de mon record actuel. C'est pour cela que je travaille dur tous les jours. Je me dis que la possibilité de battre mon record (qui est aussi le record de France, 66,73 mètres), à Paris devant le public français aux Jeux Olympiques… On serait proche du Graal !"


"Le but est d'aller chercher la plus haute marche"


La médaille d'or est dans un coin de votre tête ?

"Si je continue, c'est pour réaliser des choses que je n'ai encore jamais vécues. Le but est d'aller chercher la plus haute marche. Je suis consciente de la difficulté que cela va représenter, il faudra que je me surpasse. C'est pour ça que j'y vais. Tout ça reste du sport, on ne peut pas tout maîtriser. Peut-être que ça marchera, ou non… j'aurais en tout cas fait tout ce qu'il faut."

Les Jeux Olympiques chez nous, en France, ça peut faire pencher la balance du bon côté ?
"C'est un élément à prendre en compte en particulier. Une année olympique est une année éprouvante au niveau de la pression. Le fait que ça en soit une et à Paris, on voit clairement la différence dans la pression médiatique, mais aussi du grand public. C'est à travailler pour que cet événement soit ce "petit truc en plus" et pas ce qui empêche de performer…"

"Le disque, c'est de la répétition et de l'ajustement"  


Comment se déroule une semaine type de préparation pour Mélina Robert-Michon, à quelques mois des Jeux Olympiques ?
"Il y a à peu près une trentaine d'heures d'entraînement par semaine. Ce qui représente une dizaine de séances de lancer de disque, d'environ 1h30 ou 2 heures, et 5 à 6 heures de préparation physique. 

Le disque, c'est de la répétition et de l'ajustement. C'est presque une chorégraphie. Chaque mouvement et placement à son importance, pour avoir un mètre ou deux de différence à la chute du disque. C'est parfois très frustrant. Mais c'est ce qui fait la beauté de cette discipline."

La préparation mentale doit aussi être importante ?
"Je travaille avec Meriem Salmi, une psychologue du sport reconnue, depuis 2015. J'ai mesuré depuis quelques années qu'être prêt physiquement et techniquement se suffit pas. Si la psychologie ne suit pas, ça ne pourra pas aller dans le bon sens. C'est donc un travail que j'ai intégré à l'entraînement, qui est tout aussi important que le physique et la technique."


"Je reçois de plus en plus de témoignages de soutien" 


Vous êtes une figure du sport reconnue à Lyon. Sentez-vous un engouement particulier dans votre quotidien à l'approche de l'échéance ?

"Complètement. Je reçois de plus en plus de témoignages de soutien. Venant de la part de personnes spécialistes du sport, ou non. Tous les jours, j'ai des remarques qui me ramènent toujours au fait que les Jeux Olympiques se passent en France. Ce qui amène à une plus grande dimension de l'événement. J'espère que ça donnera un coup de pouce supplémentaire à la France sur la thématique sportive."

La discipline du lancer de disque prend la lumière tous les quatre ans, mais on en entend très peu parler en dehors des Jeux Olympiques. Votre performance pourra-t-elle changer cela ? 
"C'est important pour moi de mettre en avant cette discipline du mieux possible. Il y a quelques années en arrière, le lancer de disque était très restreint d'accès. J'espère avoir contribué à avoir fait connaître cette discipline. Mon objectif est de voir des personnes qui s'y intéressent, jusqu'à en prendre goût. C'est toujours intéressant d'avoir des retours. Si on n'en voit pas et on n'en parle pas, on ne peut pas aimer ce qu'on ne connaît pas."


"Il ne faut pas penser qu'on prépare les Jeux Olympiques sur la dernière année"


Au total, combien de temps prend une préparation à des Jeux Olympiques ?

"C'est un temps qui se compte en années. Certains athlètes débutent leur carrière avec l'objectif ultime de préparer les Jeux. À chaque fois que j'ai terminé une olympiade, je me concentrais dans la foulée sur la suivante qui arrivait dans quatre ans. Il ne faut pas penser qu'on prépare les Jeux Olympiques sur la dernière année. Celle-ci est dédiée aux derniers détails à ajuster. Le plus gros du travail est effectué lors des trois années précédentes."

L'organisation des Jeux Olympiques de Paris est critiquée, depuis quelques mois. Est-ce un élément qui peut vous gêner dans votre parcours à venir ?
"J'ai confiance. Quand on s'en réfère à l'histoire, comme en Grèce ou Rio au Brésil en 2016, tout s'est finalement bien passé. Les Jeux Olympiques restent une fête et on peut passer au-delà de tout ça. La capacité de la France à organiser des grands événements, comme la coupe du monde de rugby, récemment, on s'aperçoit que ça a été une réussite."




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