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QUAND LA CRISE DU SECTEUR SOCIAL ET MÉDICO-SOCIAL MET EN DANGER LES PERSONNES ACCOMPAGNÉES

Mercredi 26 Janvier - 06:00

Actualité


Les fédérations et unions des secteurs social et médico-social réclament un soutien de l'Etat en faveur de l'attractivité des métiers - © Radio Scoop Celine Boucharlat
Ce sont des personnes en situation de handicap ou âgées, des enfants placés ou encore des femmes victimes de violences. Un million de professionnels sont présents au quotidien pour accompagner ces personnes vulnérables. Mais pour combien de temps encore ?


Épuisement, perte de sens et crise des vocations. En France, on recense 10 millions de personnes vulnérables, pour lesquelles on manque d'éducateurs, d'auxiliaires de vie, d'animateurs, d'assistants familiaux, etc : tous ces métiers du lien n'attirent plus. 65.000 postes sont non pourvus sur l'ensemble du territoire dont 6.500 en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Des établissements fermés faute de personnel


Après deux ans de crise sanitaire, de nombreux professionnels ont quitté leurs fonctions et les problèmes de recrutement pour des métiers difficiles et peu rémunérés sont tels que certains établissements doivent fermer faute de personnel ou renvoyer leurs pensionnaires dans leurs familles.

Abderrahmane Atoussi, 41 ans, vit dans un foyer à Meyzieu, près de Lyon. Il constate au quotidien la dégradation de la situation. "Pour manger, pour être lavé, pour les sorties, les personnels font tout vite, ils courent après la montre. Aujourd'hui les structures du médico-social deviennent comme un Ehpad, c'est un Ehpad pour jeunes", assène-t-il.

La situation est également inadmissible pour Valérie Benotti qui évoque "un cri de détresse". La présidente de l'UNAPEI Auvergne-Rhône-Alpes porte la voix des familles : "On est en colère, car on a l'impression de revenir près de 60 ans en arrière, quand les familles se battaient pour que leurs enfants soient reconnus et accompagnés par rapport à leur handicap".

Celle qui est elle-même mère d'une adulte autiste de 34 ans déplore que le sujet du handicap et plus généralement celui de la solidarité ne soit "pas sérieusement abordé" dans la campagne de la présidentielle. Elle aimerait que les candidats "prennent le problème à bras le corps".



Un Ségur de la Santé pour tous


Toute cette semaine, du 24 au 28 janvier, les fédérations de professionnels du secteur social et médico-social et les associations de familles se mobilisent pour alerter le grand public sur cette crise inédite qu'ils traversent. Ils demandent à l'État d'apporter son soutien pour rendre ces métiers plus attractifs.

Pour rappel, le Ségur de la Santé a revalorisé les salaires des soignants, mais la prime de 183 euros ne concerne pas les salariés du secteur social et médico-social. C'est d'ailleurs l'une des principales revendications alors qu'une conférence sociale, à l'initiative du Premier ministre, se tiendra à Paris le 18 février prochain.



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