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Philippe Barbarin se livre sur l'affaire Preynat

Jeudi 1 Octobre - 11:37

Actualité


Le cardinal de Lyon, Philippe Barbarin lors de l'ouverture de son procès à Lyon, le 7/01/19 - © Radio Scoop Hugo Francès
Huit mois après sa relaxe, le cardinal Barbarin raconte "la tourmente inimaginable" qu'il a vécue avec l'affaire Preynat, dans un livre intitulé "En mon âme et conscience" qui paraît ce jeudi.


L'archevêque de Lyon, désormais aumônier en Bretagne, a été condamné en 2019 pour ses silences sur les agissements d'un ancien prêtre de son diocèse, Bernard Preynat, lui-même reconnu coupable pour agressions sexuelles sur mineurs.

Le Primat des Gaules a ensuite été relaxé en appel, en janvier, avant de démissionner de ses fonctions d'archevêque en mars.

"Non, je n'ai jamais cherché à cacher des faits de pédophilie ou à entraver le travail de la justice", écrit-il dans ce livre (Editions Plon).

Celui qui dit n'être "plus le même homme" confie avoir voulu, avec "la prise de recul nécessaire", "rétablir la vérité des faits" pour sa "famille", mais aussi "en pensant aux victimes de Bernard Preynat et à toutes les victimes".

"Je suis la bête noire"


Dans son ouvrage, il reprend ses arguments énoncés à la barre, décrit chronologiquement ses actions, les conseils demandés auprès de Rome, évoque les familles qui n'ont pas porté plainte et les attaques qui l'ont visé.

A partir de 2016, "plus aucune de mes paroles ne devient +audible+, le déchaînement médiatique ne va que s'amplifier. Je suis la bête noire. L'affaire Preynat devient l'affaire Barbarin", regrette-t-il.

Victime d'un "assassinat médiatique", il raconte encore avoir été "traité de pédophile dans le métro, dans les rues", dans "le train", avoir été "jeté dans le caniveau, piétiné".

L'archevêque dénonce aussi "une colère contre l'Eglise qui se concentre sur [lui]". Mais, assure-t-il, "s'il faut que j'en prenne encore +plein la figure+ et que je constate que malgré ma relaxe en 2020, certains continuent de faire des amalgames, refusant de prendre connaissance des faits, ce n'est pas une grande affaire. C'est déjà arrivé à Jésus et à tant de disciples après lui".

Le cardinal reconnait "une bêtise"


L'homme d'Eglise fait aussi parfois acte de contrition. Ainsi de sa rencontre en mars 2010 avec le père Preynat, qu'il fait venir pour le changer de paroisse. "C'est une erreur, j'ai eu tort (...) J'aurais dû insister pour qu'il (...) m'explique (...). Avec le recul, je m'en veux de ne pas l'avoir interrogé davantage. J'ai manqué de courage", admet-il.

Il revient également sur son expression "grâce à Dieu les faits sont prescrits", une expression "complètement déplacée !", une "bêtise".

Lors du procès, relate-t-il, "les témoignages des plaignants étaient bouleversants (...) J'écoutais en tremblant intérieurement", admet-il.

Sur l'institution catholique, il constate: "Oui, il a existé et il existe peut-être encore dans l'Eglise des puissances de frein, comme dans toutes les institutions !". Mais, selon lui, "ces lourdeurs (...), ces silences qui sont en réalité des mensonges et des lâchetés, viennent de la peur".

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