Vers une reprise de la mobilisation ?
Il y a eu les grosses manifestations de cet été, contre la mise en place du pass sanitaire. Une dynamique retombée au fil du temps, mais qui "repart à la hausse" selon Thibault Pillet. "On a fait le constat qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes dans les cortèges. C'est là que le collectif s'est créé, avec aujourd'hui un site internet et même des cartes d'adhérents. On s'est aperçu que les gens avaient besoin d'être dans la contestation, on a répondu à ça", explique-t-il.
"La grosse différence aujourd'hui c'est qu'il y a une lassitude. Le gouvernement a usé, a mis une pression telle que le discours de ne passe plus", poursuit l'organisateur du collectif, mettant en avant les restrictions mises en place comme autant de décisions prises "à la volée" mais aussi la baisse de popularité du chef de l'État. "Il y a eu l'annonce de la levée des restrictions et franchement personne n'y croit."
Qui trouve-t-on dans les cortèges ces dernières semaines ? D'après lui, un peu tout le monde : vaccinés, non-vaccinés, de toutes tendances politiques. À ce sujet, il ne nie pas la présence de certains mouvements politiques d'extrême droite et assure que "tout le monde est le bienvenu, même des personnes qui se revendiquent antifa."
"La question n'est pas de savoir qui est vacciné ou qui ne l'est pas. C'est justement ce qu'on demande, la liberté vaccinale et le fait de respecter le choix des gens. Il y a ceux qui ne font pas confiance au vaccin, et ceux pour qui la communication du gouvernement a créé un blocage. Et dire ça, ce n'est pas faire de la politique", tient-il à affirmer.
Le refus du pass vaccinal
Lui-même hospitalisé pour avoir été contaminé par le Covid, il assure que cela n'a en rien fait évoluer son discours. "Certains médias m'ont demandé si j'allais retourner ma veste. Mais je sais qu'il existe des traitements, qu'il y a des personnalités du monde médical que l'on empêche aujourd'hui de parler."
Pour autant, le pass vacinnal est entré en vigueur. Toutes les personnes de plus de 16 ans sont concernées, aussi bien pour accéder aux restaurants, aux bars, aux cinémas, aux salles de sport qu'aux transports inter-régionaux. "Il y a eu une telle répression des libertés que finalement, il y a un basculement qui s'est opéré. On le voit, les masques portés sous le nez, les gens en ont marre. Les commerces se vident, plus personne ne fait rien et il n'y a plus de vie sociale. Donc qu'est-ce que les gens font ? Moi, je vais vous dire, il y aura des restaurants dans les appartements, des fraudes, des faux pass… Mais s'il y a toutes ces histoires-là, c'est parce que le gouvernement n'a pas fait son travail", poursuit-il enfin.
Confiant dans la suite de la mobilisation, le collectif "Lyon pour les libertés" demande toujours le retrait des mesures de restriction prises par le gouvernement. "Oui on va continuer, on continuera jusqu'au bout et on est même encore plus déterminé que jamais, car nous allons gagner. Même après, nous resterons là pour défendre les libertés individuelles et la défense des personnes dans la précarité."






