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MUNICIPALES : LA MAJORITÉ DES MAIRES VEUT ACCÉLÉRER LE SECOND TOUR

Mardi 19 Mai - 16:47

Santé


Un citoyen présente sa carte électorale - © Gaël Berger
Les maires comme Gaël Perdriau (Saint-Étienne) et Olivier Bianchi (Clermont-Ferrand) poussent pour la tenue du second tour des municipales fin juin. Mais quelques uns opposent un avis contraire, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb.


Au premier rang des partisans d'un vote en juin, les maires des grandes villes et agglomérations sont aussi les plus concernés par le second tour.

"Je suis à 100% pour faire les élections", affirme à l'AFP le maire DVD sortant de Roubaix, Guillaume Delbar. "Dès l'instant où on remet les enfants dans les écoles, où l'économie reprend, qu'on rouvre les magasins, je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable d'organiser le deuxième tour." Les maires de Saint-Étienne (Gaël Perdriau) et de Clermont-Ferrand (Olivier Bianchi) sont également favorables à cette option.


L'Association des maires de France (AMF) et France Urbaine, qui rassemble les grandes villes, ont plaidé auprès du Premier ministre pour un second tour "le plus rapidement possible", en fonction bien sûr de la situation sanitaire qui doit rester "prioritaire".

Dimanche, ce sont 36 maires de grandes villes, dont Anne Hidalgo (Paris), Christian Estrosi (Nice), François Rebsamen (Dijon), qui ont appelé à ne pas transformer "le confinement sanitaire en un confinement démocratique". L'argument des élus urbains est d'abord économique : les grandes villes et agglomérations "sont les premiers donneurs d'ordre de la commande publique" et "joueront un rôle important dans le soutien au tissu économique de proximité".

Eviter les erreurs du premier tour


Le maire de Tours, Christophe Bouchet, est au contraire fermement opposé à la tenue du scrutin avant l'été. "Il ne faut pas que ce soit une confiscation, il faudra le faire quand la société sera apaisée, prête", fait valoir l'élu qui souligne "l'inquiétude des Français".

D'autres, comme Gérard Collomb, maire sortant de Lyon, restent prudents. "Pour moi, c'est la sécurité qui prime, il ne faudrait pas que l'on connaisse en France une deuxième vague de coronavirus", a-t-il déclaré sur Europe 1.

D'autres encore s'interrogent. "Est-ce qu'en juin, on est en état d'avoir un taux de participation suffisant? Je suis pas en mesure de le dire, je n'ai pas le recul suffisant pour véritablement mesurer si nos concitoyens seraient prêts à voter fin juin", confie Brigitte Fouré, maire UDI sortante d'Amiens.

"On doit faire les élections dans des conditions sanitaires optimales", argumente le maire nationaliste sortant de Bastia Pierre Savelli. "Si j'étais le président Macron, aujourd'hui je ne déciderais de rien, c'est trop tôt".

Un débat qui alimentera la visioconférence que tient M. Macron mardi, comme le 23 avril, avec les responsables des associations de maires, dont l'Association des maires de France (AMF), et des élus de différentes communes, dont les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Le second tour doit se tenir dans un peu moins de 5.000 communes qui n'ont pas élu leur conseil au complet le 15 mars, et près de 40% du corps électoral est concerné.