Au lendemain de ce défilé de l'ultradroite dans les rues du centre-ville de Lyon, le préfet du Rhône ne décolère pas et se dit "furieux de cette volonté de récupération".
Un rassemblement qui se voulait apolitique
En soutien aux plus de 150 commerces sur la Presqu'île de Lyon, ils étaient environ 500 personnes, selon les organisateurs, à se réunir lundi soir place Bellecour.
Le rassemblement, qui se voulait apolitique, s'est tenu "avec la présence d'élus en écharpe", aux alentours de 20h.
La préfecture venait d'annoncer l'interdiction des manifestations de 18h à 21h dans l'hypercentre et l'instauration d'un couvre-feu de 21h à 6h.
C'est au moment de la dispersion que le groupe d'ultradroite s'est "mêlé de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer".
Le préfet assure qu'il "n'acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu'elle constituerait un appel à la haine".
"Des slogans haineux"
Le maire de Lyon Gregory Doucet dénonce également les "slogans haineux qui y ont été scandés" et "condamne fermement" :
"Alors que Lyon traverse des moments difficiles, nous avons besoin d'apaisement, pas de nouvelles tensions"
Sur les réseaux sociaux, les vidéos montrent le cortège arborant le drapeau tricolore barré d'une croix celtique, symbole de groupuscules d'ultradroite.
Muni de banderoles "Anticasseurs Lyon" et "Doucet démission", ils ont scandé "La rue, la France nous appartient" ou encore "La racaille en prison".
Le groupe s'est ensuite dirigé vers la sortie du périmètre du couvre-feu pour se disperser vers 21h.
La nuit a, par ailleurs, été "très calme", indique la préfecture, avec seulement "une interpellation et deux verbalisations".
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