Cette juridiction est la seule habilitée à juger les membres du gouvernement pour des faits liés à l'exercice de leurs fonctions.
Parallèlement, une seconde plainte a été déposée contre le policier ou le gendarme ayant effectué le tir de grenade.
L'avocat évoque des faits de "violences volontaires ayant entraîné une mutilation", aggravés selon lui par l'usage d'une arme et par la qualité de dépositaire de l'autorité publique de l'auteur présumé.
Des investigations "particulièrement complexes"
L'adolescent a eu une main arrachée lors des heurts survenus en marge de la manifestation. Selon son conseil, cette blessure a été provoquée par une grenade dont l'usage avait été récemment suspendu avant d'être de nouveau autorisé par le ministère de l'Intérieur.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises du drame. Elle a été confiée conjointement à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
"Les investigations s'annoncent particulièrement complexes au regard des conditions dans lesquelles les opérations de maintien de l'ordre se sont déroulées, assure la procureure de la République de Saint-Étienne, Anne Gaches. L'exploitation des images issues des caméras présentes sur les lieux se poursuit afin de recueillir les éléments utiles à la manifestation de la vérité".
La procureure a précisé que l'adolescent demeure hospitalisé dans un état stable. Il a définitivement perdu sa main.
►Société
Couvre-feux, renforts, chômage partiel : les mesures du gouvernement après les violences du 17 octobre
Après les violences et les pillages survenus ce...







