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LA FILIÈRE JOUET ALERTE LE GOUVERNEMENT SUR L'IMPORTANCE DU JEU

Lundi 5 Avril - 05:00

COVID-19


un magasin King Jouet - © Radio Scoop
En plein reconfinement, les magasins de jouets revendiquent le droit d'être considérés comme des commerces dits essentiels pour le bien-être des enfants dans cette période morose.


Durant cette période de confinement, de nombreux magasins dits "non essentiels" ont dû une nouvelle fois fermer leurs portes pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid19. Un coup de massue pour la filière du jouet qui alerte le gouvernement sur l'importance du jeu.

Le jouet, produit essentiel pour le bien-être des enfants?


C'est donc le point central des revendications des magasins de jouets : devenir un commerce essentiel. L'importance du bien-être des enfants n'est pas assez prise en compte, le jouet étant, selon eux, primordiale au développement de l'enfant, à son acquisition de compétences cognitives, physiques, émotionnelles et sociales.

Philippe Gegout est le manager des 16 magasins King Jouet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il explique que "dans ce contexte sanitaire, les enfants doivent s'occuper, s'éveiller. On a besoin du développement individuel de chaque enfant et ça passe aussi par les jouets. Il est primordial qu'un enfant puisse s'épanouir donc je suis assez choqué que nos magasins ne puissent pas ouvrir, c'est en contradiction avec la fermeture des écoles."

Pâques, une période où le jeu se vend très bien


Si Noël reste le moment où la filière jouet enregistre la grande majorité de son chiffre d'affaire, Pâques est aussi une période clé pour le secteur : "c'est vraiment le deuxième pic d'activité (...) il y a ce rassemblement familial qui reste un moment important, on sait qu'en règle générale, quand on se rassemble en famille, les grands-parents vont acheter un petit jouet pour les petits-enfants par exemple", détaille Philippe Gegout.

Durant l'année 2019, les trois semaines précédant Pâques ont représenté 21 % du total des ventes des quatre premiers mois de l'année tandis que 66 % des parents avaient offert au moins un jouet à leurs enfants à l'occasion de Pâques.

En parallèle, la période correspond aux premiers achats pour l'activité en plein air, "un toboggan, un petit vélo ou des jeux d'extérieur, c'est souvent à cette période que les clients font ces achats. C'est une part importante de nos produits qu'on ne peut plus vendre", déplore l'animateur régional.

C'est donc pour la filière jouet une période économique difficile. D'autant plus que pour beaucoup de produits, "il y a des besoins à l'instant T, des effets de mode, on ne pourra plus vendre comme on l'aurait souhaité un produit passé de mode", conclut-il.