Sans citer directement de responsables politiques, il accuse plusieurs partis d'avoir profité de la dynamique de sa candidature lors des élections locales avant de l'écarter une fois les scrutins passés.
Selon lui, la "société civile" est régulièrement utilisée par les formations politiques pour séduire les électeurs, avant d'être reléguée au second plan lorsqu'il s'agit d'exercer le pouvoir.
Une attaque contre la droite lyonnaise et ses partenaires
Dans son message, Jean-Michel Aulas estime que certains responsables ont "surfé sur la dynamique" de sa candidature pour obtenir une majorité à la Métropole de Lyon.
L'ancien candidat à la mairie de Lyon évoque également le retour des "réflexes politiques" après les élections et dénonce des calculs d'appareil. Il affirme que plusieurs acteurs connaissaient depuis plusieurs semaines les éléments qui ont conduit à sa mise en retrait, mais n'auraient réagi publiquement qu'au moment jugé opportun.
"Cette manœuvre n'est pas morale. Elle est habituelle. Elle est cynique"
Une polémique liée à une plainte visant l'un de ses proches conseillers
Cette prise de parole intervient dans un contexte tendu. Jean-Michel Aulas a été critiqué pour avoir conservé dans son entourage un conseiller en communication visé par une plainte pour viol déposée par une jeune militante.
La plaignante affirme avoir été victime d'un viol par soumission chimique au début de l'année. Les faits sont contestés par le conseiller mis en cause.
Jean-Michel Aulas a toujours assuré avoir agi dans le but de protéger la jeune femme. Mais l'affaire a provoqué une forte crise politique au sein de son camp.
Retrait des délégations et éclatement de son groupe politique
Après les révélations de cette affaire en juin, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, avait demandé la mise en retrait de Jean-Michel Aulas et de deux vice-présidents issus de son entourage.
Sous la pression de leur groupe politique, les intéressés ont finalement perdu leurs délégations.
À Lyon, Jean-Michel Aulas s'est également mis en retrait de son rôle de chef de file de l'opposition municipale au maire écologiste Grégory Doucet. Dans la foulée,le groupe politique qu'il présidait au conseil municipal s'est fracturé.
Jean-Michel Aulas revendique toujours la place de la société civile
Au-delà de son cas personnel, l'ancien patron de l'OL affirme que cette séquence illustre les difficultés rencontrées par les personnalités issues du monde économique ou associatif lorsqu'elles entrent en politique.
Pour lui, certaines formations politiques cherchent avant tout à préserver leurs positions à l'approche des prochaines échéances électorales.
Une analyse qui témoigne des tensions persistantes au sein de la majorité de droite et du centre qui dirige aujourd'hui la Métropole de Lyon.
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