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AMIANTE : 1.200 PLAIGNANTS FACE À RENAULT TRUCKS AUX PRUD'HOMMES

Mardi 24 Novembre - 05:45

Actu. locale


L'atelier moteur de l'usine Renault Trucks à Vénissieux - © Renault Trucks
Ce mardi 24 novembre se tient une audience très attendue devant le tribunal des prud'hommes de Lyon.


Des salariés et des retraités du site Renault Trucks basé à Vénissieux accusent la direction de l'entreprise de ne pas les avoir protégés face aux dangers de l'amiante. Ces 1.200 plaignants réclament un préjudice d'anxiété.

15 ans de procédures pour classer le site


Lors de l'audience qui s'était déroulée le 12 mars 2019, aucun jugement n'avait pu être rendu. Les juges salariés et employeurs n'avaient pas réussi à se mettre d'accord, entraînant la tenue d'une nouvelle audience en mai 2020, avec un juge départiteur. Cette audience, reportée à cause de l'épidémie, aura lieu ce mardi 24 novembre à partir de 10 heures.

C'est un combat qui ne date pas d'hier. Pendant 15 ans, des salariés et anciens salariés ont essayé de faire classer le site comme ayant contenu -et donc diffusé- de l'amiante, au détriment de la santé des travailleurs.

En 2016, première victoire pour l'association "prévenir et réparer" : l'usine Renault Trucks de Vénissieux est classée "amiante", ce qui ouvre la voie à des poursuites éventuelles. Dans la foulée, des centaines de dossiers se montent.

"Des salariés qui travaillaient dans les bureaux ont été touchés !"


"Certains malheureusement ne sont plus là, morts à cause de l'amiante qu'ils ont respiré toutes ces années", déplore Jean-Paul Carret, président de l'association. Ce retraité a travaillé plus de 40 ans sur le site, il sera présent à l'audience de ce mardi.

Au-delà d'un jugement et d'une condamnation, il espère que la direction reconnaîtra sa responsabilité sans essayer de minimiser les choses. "Contrairement à ce que la direction affirme, il ne s'agit pas seulement des secteurs fonderie, car et bus : des salariés qui travaillaient dans les bureaux ont été touchés !"

Pour chaque plaignant, une indemnité de 15.000 euros est demandée.