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INCIDENTS OL-OM : LES SANCTIONS SONT TOMBÉES POUR LES LYONNAIS

Jeudi 9 Décembre - 06:52

Football


Payet est au sol
La commission de discipline de la Ligue de football professionnel a retiré un point à l'OL au classement. Le match contre Marseille sera à rejouer à Lyon, mais à huis clos.


Le 21 novembre, le capitaine marseillais Dimitri Payet avait reçu une bouteille d'eau en pleine tête alors qu'il s'apprêtait à tirer un corner devant le virage occupé par des ultras lyonnais, où aucun filet de protection n'était installé. Le match, interrompu à 0-0 après seulement quatre minutes, n'avait jamais repris, au terme d'un imbroglio mêlant arbitre, clubs et représentants de l'État.

En conséquence, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a sanctionné l'OL ce mercredi : un point retiré au classement, et le match contre Marseille à rejouer, à huis clos.

"Tout acte de violence à l'encontre d'un acteur du jeu, surtout un joueur majeur, expose à une sanction en perte de points", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la commission de discipline Sébastien Deneux pour justifier la peine infligée à l'OL.

"Nous avons pris en considération les actions du club lyonnais immédiatement après les incidents, qui ont notamment permis l'identification de l'auteur du jet de bouteille et donné la possibilité de voir celui-ci sanctionné par la justice pénale", a-t-il cependant ajouté. L'auteur du jet de projectile a été condamné par la justice à six mois de prison avec sursis en comparution immédiate.

"Nous avons bien sûr considéré que le club était responsable des agissements des supporters présents dans son stade. Cette décision fait ressortir une responsabilité de l'OL, absolument", a encore expliqué M. Deneux.

"Inégalités de traitement"


Les sanctions prises par la commission ont été accueillies négativement par les deux camps. L'OL, qui a également été sanctionné d'un autre match à huis clos déjà purgé lors de la réception de Reims il y a une semaine (défaite 2-1), a dit se réserver "le droit de faire appel".

Le club du président Jean-Michel Aulas a aussi regretté dans un communiqué "une très lourde sanction", qui "crée une inégalité de traitement sur une même saison", avec "des actes bien plus graves ayant entraîné des sanctions bien plus légères que celles décrétées contre l'Olympique Lyonnais."

La décision de mercredi n'est en effet pas anodine pour l'OL, 12e de Ligue 1 avec six points de retard sur le podium avant les sanctions annoncées. L'OL estime par ailleurs à plus de trois millions d'euros la perte financière engendrée par un match à huis clos.

Dans le camp lyonnais, on défendait la thèse de "l'acte individuel et isolé", que "personne ne peut anticiper ou empêcher", et on espérait éviter toute perte de point.

Colère de l'OM


Mais la décision rendue mercredi n'a pas non plus satisfait l'OM, dont les avocats avaient demandé dans un document transmis à la commission une peine "évidemment supérieure à deux points dont un avec sursis, la perte de points étant inévitable".

Le directeur de la communication du club provençal Jacques Cardoze, a donc regretté une "décision risquée et profondément décevante, voire humiliante pour les joueurs". "Ça n'est pas à la hauteur des enjeux et de ce que réclament les pouvoirs publics, qui souhaitent faire en sorte que la violence cesse", a-t-il ajouté.

Le maire de la ville, Benoît Payan, a de son côté jugé la décision "incompréhensible". "Les valeurs du football ne sont absolument pas respectées ce soir. Nous avons des raisons d'être en colère", a-t-il écrit sur Twitter.

Quelques minutes à peine après le début de la réunion de la commission de discipline au siège parisien de la LFP, la température était déjà brusquement montée avec la prise de parole de Jacques Cardoze, furieux de l'absence de représentant du club marseillais et qui a dénoncé "une parodie de justice".

Le président de la commission Sébastien Deneux a réagi en se disant "assez surpris et sidéré de ce type de comportement, qui s'apparente à une pression."