"Je n'ai jamais vu une telle violence"
Questionné sur les incidents survenus récemment dans et autour de l'OL Stadium, Michael Gerlinger a dénoncé avec force les violences observées ces dernières semaines.
Le directeur général de l'OL affirme être particulièrement marqué par les événements récents.
"Je n'ai jamais vu une telle violence... Et je suis dans le business depuis vingt ans. Ce qui me choque aujourd'hui, c'est la violence. Venir avec des armes et taper sur des gens à terre, je ne comprends pas."
Des échanges avec les groupes de supporters
Concernant les comportements observés dans les tribunes, le dirigeant explique que le club travaille régulièrement avec les groupes de supporters.
"Nous avons dit clairement ce que nous ne voulons pas voir dans le stade."
L'OL poursuit notamment sa réflexion sur l'organisation et le positionnement des différents groupes dans l'enceinte lyonnaise.
Le sujet du racisme a également été évoqué lors des échanges.
Mais pour les incidents les plus graves survenus à l'extérieur du stade, Michael Gerlinger estime que l'intervention des pouvoirs publics est indispensable.
"Nous, on peut prendre des mesures pour les entrées du stade, les interdictions de rassemblement, les interdictions de stade. Mais le plus important, c'est qu'il faut des sanctions sévères et graves sur le plan pénal, pour ces gens-là. Nous avons besoin de l'aide de l'État et de la police."
Le dirigeant indique avoir échangé avec la préfecture après les incidents liés à la rencontre contre Auxerre et attendre désormais les conclusions des enquêtes en cours.
Concernant d'éventuelles sanctions, le club reste prudent.
"Nous devons attendre les faits. Nous ne pourrons prendre des mesures qu'à partir des faits établis."
Ces violences, estime-t-il, ne relèvent plus de la passion du football mais de problématiques dépassant largement le cadre sportif.
Parmi les faits les plus marquants de ces derniers jours, il y a eu l'agression violente d'un couple, dont une élue locale de Rillieux-la-Pape, à la sortie du match OL - Le Havre du 29 août. Dans cette affaire, deux hommes soupçonnés seront jugés en février devant le tribunal correctionnel, a annoncé lundi le parquet de Lyon.
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