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STEEL : LES « PRO » RÉPONDENT AUX CRITIQUES

Lundi 2 Décembre - 05:00

Actu. locale


le centre commercial STEEL fin novembre 2019 - © APSYS
Le centre commercial et de loisirs de la ZAC du Pont de l'Ane ouvrira ses portes au printemps prochain. Critiqué par certains, STEEL est-il une mauvaise chose pour le territoire ? Ses défenseurs répondent !


STEEL, c'est l'un des investissements privés les plus importants réalisés sur Saint-Étienne depuis la seconde guerre mondiale. Plus de 200 millions d'euros ont été mis sur la table par un promoteur privé, le groupe APSYS.

"Avant, c'était moche et ça sentait mauvais"

En quelques chiffres, ce futur centre commercial et de loisirs, c'est 17 hectares de surface, 70 unités commerciales, dont 60% d'enseignes qui n'existent pas aujourd'hui sur Saint-Étienne et 800 emplois pérennes à la clef. Pourtant, il ne fait pas l'unanimité. Certains, qu'ils soient politiques ou citoyens, s'élèvent contre ce projet d'envergure.

Ils voient en STEEL la mort lente et programmée des commerces de centre-ville. Les défenseurs du projet préfèrent, eux, évoquer une « synergie » entre les deux à trouver. Le groupe APSYS a d'ailleurs déjà versé 50.000 euros à l'association Sainté Shopping pour une future collaboration.

Alors STEEL est-il un poids pour les 1 400 commerces du centre stéphanois ? "Cette question n'est pas la bonne", réagit le maire Gael Perdriau. "Il faut avoir un peu de mémoire. Ici, c'était un site équarrissage, ça donnait une image piteuse de l'entrée de ville, ça sentait mauvais et c'était moche (sic). Ce projet va donner une autre perception. Ce sont 200 millions d'euros, d'argent privé, qui vont reconfigurer un quartier de la ville. À Monthieu, il y a des habitants, des associations, des écoles. On n'est pas dans un champ au milieu de nulle part".

500 millions d'euros d'évasion commerciale chaque année

L'un des objectifs avoués de STEEL, c'est aussi de conserver les clients stéphanois, ligériens, mais aussi altiligériens sur le territoire. À ce jour, 40% de la consommation des habitants du Sud de la Loire se fait... dans le département voisin. "L'évasion commerciale est extrêmement forte. D'après des études, ce sont 500 millions d'euros qui sont dépensés, dans des produits non alimentaire, sur Givors ou le bassin lyonnais chaque année", explique Maurice Bansay, le directeur d'APSYS.

"Concernant cette manne, il est complètement anormal qu'elle ne puisse pas être dépensée sur l'agglomération stéphanoise. L'un des buts de STEEL, c'est de freiner cette évasion commerciale. Et comme le projet est ambitieux, pourquoi ne pas attirer des clients de l'Ouest lyonnais. Et à terme, ces personnes viendront fréquenter STEEL, Saint-Étienne et découvrir l'offre de centre-ville qui est complémentaire", ajoute le promoteur.

Selon les dernières informations, les loisirs et la culture occuperont une place importante dans le futur centre commercial et de loisirs. L'habillement, lui, ne représentera que 15% des enseignes.