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SAINT-ÉTIENNE : DES ACCUSATIONS D'AGRESSIONS SEXUELLES AU PÔLE FRANCE DE GYMNASTIQUE

Mardi 2 Février - 12:05

Actu. locale


Une salle de gymnastique - © Wikimedia Commons
Dans une enquête parue ce mardi, le journal L'Équipe dévoile le témoignage de plusieurs anciennes gymnastes, affirmant avoir subi des violences sexuelles de la part d'un bénévole du club stéphanois il y a trente ans, alors qu'elles étaient mineures.


Elles ont tenté d'en parler à plusieurs reprises. En vain.

Dans les colonnes de L'Équipe, ce mardi, trois anciennes gymnastes de haut niveau révèlent le cauchemar qu'elles ont vécu à leur adolescence. C'est le cas de Caroline Jacquey. Elle n'a que 11 ans en 1988 lorsqu'un bénévole du pôle France de Saint-Étienne, Robert Colon, alors âgé de 46 ans, l'aurait agressée sexuellement.

Une scène qui se serait déroulée dans l'appartement de cet homme, installé dans le centre de Saint-Étienne. Ce soir-là, une autre jeune gymnaste, Juliette Drahi, est également présente. Et témoigne. "J'étais sidérée, ça a duré de longues minutes, peut-être une heure", dit-elle dans le quotidien sportif.

Le lendemain, le bénévole emmène les deux gymnastes à l'entraînement. Caroline raconte ensuite son calvaire à son entraîneure de l'époque, Muriel Cavallero. Après quelques minutes de discussion avec les autres entraîneurs, celle-ci revient dire à Caroline que ses parents vont venir la chercher. Mais ils n'ont jamais été prévenus de la raison de son départ.

Un viol suspecté sur une ado de 13 ans


Ce n'est que vingt ans plus tard que Caroline trouvera le courage de leur en parler. Elle se rend alors compte qu'ils n'avaient jamais été informés de ces actes.

Après ces accusations, Robert Colon revient au gymnase quelques jours plus tard. Contacté dans le cadre de cette enquête, il nie avoir eu de tels rapports. Une autre gymnaste, Morgane André, l'accuse pourtant de viol en 1990 alors qu'elle avait 13 ans.

Les trois gymnastes ont récemment choisi de signaler ces faits, notamment à la Fédération française de gymnastique, en avril 2020. Cette dernière aurait transmis les signalements au parquet de Saint-Étienne qui aurait classé l'affaire sans suite, en raison de la prescription.

La Fédération estime ainsi l'affaire close, mais L'Équipe précise que Muriel Cavallero reste aujourd'hui en poste (membre du conseil d'administration du pôle France et vice-président du comité régional en Rhône-Alpes).

De son côté, le ministère des Sports vient tout récemment d'envoyer un courriel à deux des trois gymnastes concernées, pour les informer de l'ouverture d'une enquête administrative. En attendant la suite.