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"MES ENFANTS N'ONT PAS TOUJOURS ÉTÉ RASSURÉS"

Mercredi 9 Octobre - 05:00

Actu. locale


Magali Rodriguès, policière au commissariat de Bourg-en-Bresse
Les rencontres de la sécurité se déroulent partout en France jusqu'au 12 octobre. A cette occasion, Radio Scoop est allée à la rencontre de ses hommes et de ses femmes qui nous protègent. Petit détour ce mercredi par le commissariat de Bourg-en-Bresse, avec le brigadier-chef Magali Rodriguès.


Elle fait partie des 55 femmes sur les 190 agents que comptent le commissariat de Bourg-en-Bresse. Après une dizaine d'années passées dans les Yvelines, Magali Rodriguès est arrivée à Bourg-en-Bresse il y a neuf ans.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir policière ?

"Depuis toute petite, j'ai voulu faire ça, c'est intrinsèque. J'ai toujours voulu aider le prochain, se rendre utile. Je n'ai pas souvenir d'avoir eu l'envie de faire un autre métier. Souvent, les enfants vont vouloir être motard ou faire partie du RAID mais moi, j'avais une image simple d'un policier qui intervient sur un vol ou un accident."

Quel a été votre parcours ?

"Au tout début, je pensais commencer commissaire (rires), et puis finalement j'ai revu plus bas. À 20 ans, j'étais en école de police. J'ai commencé gardien de la paix. Je suis arrivée dans les Yvelines en première affectation. D'abord en Police Secours, ensuite en brigade accidents et délits routiers.

J'ai passé mes grades. Puis, j'ai eu envie de me rapprocher de la montagne, et je suis arrivée à Bourg-en-Bresse. C'était il y a 9 ans. J'ai évolué dans mes missions. Je me suis spécialisée dans la sûreté. Je conseille les entreprises et les commerçants pour protéger leurs locaux. Je m'occupe aussi des partenariats et de la communication.
"

"J'ai attendu longtemps avant qu'on me laisse conduire"


Quelles sont les difficultés du métier ?

"Entre ce qu'on fait et comment la population peut nous percevoir, il y a un delta impressionnant. C'est compliqué de montrer notre vrai visage."

Quelle est la différence entre rêve d'enfant et réalité ?

"La petite différence, c'est la difficulté d'intervention. On travaille selon des protocoles, des règles. Quand on est enfant, on pense qu'on va résoudre toutes les misères du monde, mais en fait, non, on n'est qu'un maillon de la chaîne."

Etre une femme dans un milieu d'homme, est-ce difficile?

"Il y a 20 ans, certains collègues étaient un petit peu réticents. Par exemple, j'ai attendu longtemps avant qu'on me laisse conduire en Police secours. Aujourd'hui, les mentalités ont évolué."

Comment gérez-vous votre vie professionnelle et votre vie de maman ?

"L'idéal, c'est d'avoir un mari présent. C'est mon cas. Il faut bien avouer que ce n'est pas toujours facile. C'est un métier à risque et la famille le ressent. Mes enfants n'ont pas toujours été rassurés, ils me disent parfois "on entendu qu'il y avait eu un vol à main armé, fais attention maman", mais je leur explique les choses. Mon métier, c'est ma passion, un métier qu'on fait avec son cœur et ses tripes."