"Nous n'avons pas à rougir de la situation à Lyon"
"En 2021, nous avions des résultats inquiétants, au sortir de la crise sanitaire", indique Ivan Bouchier, préfet du Rhône délégué à la sécurité. "Ces résultats se sont restaurés sur les six premiers mois de l'année 2022, avec une baisse de près de 14% des actes de délinquance."
Une amélioration qui s'explique notamment par le renforcement des patrouilles et des hausse d'effectifs d'après le préfet. "C'est une augmentation de 20% pour le service de la sécurité des transports collectifs", précise Ivan Bouchier. "Ces efforts, nous continuerons de les faire." Un groupe de travail s'est réuni ce lundi pour aborder plusieurs points, à commencer par la sécurisation de zones précises. La Part-Dieu et la gare de Vaise font parties des zones où la surveillance devrait notamment être renforcée.
Autre objectif, lutter contre les jets de projectiles, "un élément d'insécurisation important pour les salariés", ajoute le préfet, qui assure qu'une attention particulière sera également portée à la sécurité des femmes dans les transports en commun.
"La situation de Lyon, en termes de sécurité et contrairement à ce qui a pu être dit, nous n'avons pas à en rougir. Chaque acte de délinquance est un acte de trop, mais il faut comparer ce nombre avec les millions de personnes qui sont transportées chaque jour", assure enfin Ivan Bouchier.
Le Sytral promet aussi de poursuivre les efforts dans le domaine. "C'est aujourd'hui un budget de 26 millions d'euros par an, 250 personnes qui y travaillent. Près de 10.000 caméras sont actuellement déployées sur le réseau", a rappelé le président de l'entité, Bruno Bernard. "Cela reste pour nous, une priorité absolue."
À l'issue de cette semaine dédiée à la sécurité, un bilan des opérations sera communiqué par la préfecture du Rhône.






