De même, 30% des personnes interrogées disent peiner à se procurer une "alimentation saine permettant de faire trois repas par jour", contre 23% l'année dernière et 25% un an plus tôt.
"Pendant le premier confinement, la contraction des dépenses liées par exemple au transport, ainsi que les mécanismes d'aide mis en place par l'État ont permis de limiter le décrochage. Mais dans la durée, la crise sanitaire a appauvri les Français modestes", explique Amandine Lama, directrice de clientèle chez Ipsos.
Selon l'étude du Secours populaire, 45% des Français ont subi une perte de revenus pendant la crise sanitaire. Ce chiffre grimpe à 58% chez les personnes vivant sous le seuil de pauvreté. En France, ce seuil se situe à 1063 euros selon l'INSEE et cela correspond à plus de 9,3 millions de personnes.
Des situations aggravées
"Aujourd'hui la précarité est vraiment multiple. On a beaucoup entendu parler des étudiants, mais des gens qui étaient en intérim ou auto entrepreneurs, ce sont des statuts sans protection lorsqu'il y a un arrêt de travail. Il y a aussi des gens qui étaient sur le fil du rasoir mais qui s'en sortaient. Or avec l'arrêt de grands pans de l'économie leur situation s'est retrouvée difficile", détaille Sébastien Thollot, le secrétaire général du Secours Populaire dans le Rhône.
Ces personnes vont mettre du temps à sortir de la précarité. "Même si l'économie redémarre, quand on a accumulé des dettes pendant des mois, il faut du temps pour les éponger, même lorsqu'on a des ressources".
L'antenne locale a accompagné 20 000 personnes en 2020 et elle a procédé à 136 759 aides alimentaires et aide en produits d'hygiène.






