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Jean-Michel Aulas absent du conseil de la Métropole de Lyon après sa mise en retrait

Lundi 22 Juin - 12:51

Politique


Véronique Sarselli / Jean-Michel Aulas - © Radio SCOOP
Le climat reste tendu à la Métropole de Lyon. Le conseil métropolitain s'est tenu ce lundi sans Jean-Michel Aulas, premier vice-président, fragilisé par l'accusation de viol visant l'un de ses proches collaborateurs.


L'ancien président de l'OL n'a pas pris part à la séance de ce lundi 22 juin. Dans un communiqué, il évoque un "accord de mise en retrait temporaire" conclu avec la présidente LR de la collectivité, Véronique Sarselli, dans un souci "d'apaisement et d'unité". Une décision qui intervient après le retrait de ses délégations.

Des soupçons en toile de fond


Au cœur de cette crise, une plainte pour viol déposée en mai par une militante d'une vingtaine d'années. Elle accuse un ancien collaborateur de Jean-Michel Aulas de l'avoir agressée début janvier, évoquant notamment une soumission chimique. Les faits sont contestés par l'intéressé.

Selon les éléments connus, la plaignante affirme avoir alerté dès le mois de février, en pleine campagne municipale. Il est reproché à Jean-Michel Aulas d'avoir maintenu son directeur de communication en poste durant cette période. Lui assure avoir "agi dans le seul but de protéger la jeune femme".

La révélation publique de la plainte, le 10 juin, a provoqué une onde de choc dans la majorité métropolitaine. Véronique Sarselli a rapidement demandé à Jean-Michel Aulas et à deux élus proches de se mettre en retrait. Après un refus initial, ils ont finalement cédé sous la pression de leur groupe.

Répercussions politiques en cascade


La situation dépasse le cadre de la Métropole. À la mairie de Lyon, l'élu s'est aussi retiré de son rôle de chef de file de l'opposition face au maire écologiste Grégory Doucet. Dans la foulée, le groupe que Jean-Michel Aulas présidait a volé en éclats.

Malgré ce retrait, le septuagénaire affirme vouloir défendre sa réputation. Dans son communiqué, il se dit "déterminé à défendre (son) honneur" et dénonce des stratégies politiques : "quelques élus" chercheraient, selon lui, à "nous exclure de nos fonctions pour briguer des délégations élargies et préparer de futures échéances électorales".

Un débat étouffé au conseil métropolitain


Ce lundi, ce premier conseil depuis le début de la crise s'est donc déroulé sans lui… et sans véritable débat sur le fond de l'affaire.

Les élus écologistes et socialistes de l'opposition avaient pourtant prévu d'interpeller l'exécutif. Ils souhaitaient inscrire une question préalable ainsi qu'un vœu concernant les violences sexuelles et sexistes.

"Après le retrait de trois délégations, on a le droit légitimement de se poser quelques questions", a souligné la députée socialiste Sandrine Runel. Mais selon elle, "on n'aura pas d'espace pour les poser".

En amont de la séance, Véronique Sarselli a tenu une conférence de presse sans questions. Elle a estimé que le sujet "n'avait pas sa place" dans les débats du jour, affirmant avoir déjà pris les décisions nécessaires.

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