Cette décision permet d'ajouter près de 1.250 hectares aux zones déjà placées sous protection forte.
Ce dispositif vise à préserver des milieux particulièrement sensibles en encadrant strictement les activités humaines susceptibles d'altérer les équilibres écologiques. Les espaces concernés bénéficient ainsi d'une protection réglementaire ou foncière renforcée ainsi que d'un contrôle des usages.
Quels sont les trois sites concernés ?
Trois secteurs majeurs ont été retenus. Le premier concerne les zones humides de Landos, qui regroupent les Narces de la Sauvetat et le marais de Charbonnier sur environ 70 hectares.
Ces espaces jouent un rôle essentiel pour l'alimentation en eau potable d'environ 100.000 habitants et sont déjà gérés comme Espace naturel sensible par le Département.
Le deuxième site est le Domaine du Sauvage à Chanaleilles, un vaste espace naturel de 816 hectares appartenant au Département de la Haute-Loire. Lui aussi bénéficie déjà du statut d'Espace naturel sensible.
Enfin, le secteur du "Lignon retrouvé" à Fay-sur-Lignon, d'une superficie d'environ 372 hectares, doit également rejoindre les zones sous protection forte.
Classé Natura 2000, il abrite plusieurs espèces remarquables comme le castor, la loutre d'Europe, le milan royal, le râle des genêts ou encore la moule perlière. Les modalités précises de protection font actuellement l'objet d'études avec la commune.
À ces trois sites s'ajoutent 36,5 hectares supplémentaires répartis sur les communes du Monteil, de Saint-Vidal et de Saint-Vincent.
Une dotation supplémentaire pour les communes
La richesse naturelle de la Haute-Loire contribue à son attractivité, et entraîne une fréquentation croissante de certains espaces, pouvant accentuer les pressions sur les milieux fragiles. La stratégie adoptée par le comité de pilotage de la stratégie pour les aires protégées entend prévenir les effets négatifs de ces évolutions.
Les communes dont le territoire comprend une part significative d'espaces protégés bénéficient d'une dotation de soutien versée par l'État. Cette dotation est ouverte aux communes rurales dont le territoire remplit au moins l'un des critères suivants : comprendre au moins 350 hectares en aire protégée ; comprendre au moins 10 hectares en zone de protection forte ; être couvert à plus de 80 % par une aire protégée ; être couvert à plus de 50 % par un site Natura 2000.
Le classement se traduira par une revalorisation des dotations déjà perçues par chaque commune, les dotations totales passant ainsi de 15.230 euros en 2025 à 30.122 euros en 2026.
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Livret A, allocations, intelligence artificielle... Ce qui change dès le 1er août
Comme chaque début de mois, plusieurs changements...







