Selon les informations rapportées par La Montagne, les faits se sont produits à 2 h 55, rue de La Grande-Combaude. De fortes détonations avaient réveillé les riverains. Les tirs, effectués depuis une Peugeot 208 bleue, avaient visé le secteur du point de deal. Le passager du véhicule aurait tiré en toute précipitation, avec un chargeur presque complet.
Deux blessés légers et des impacts jusque dans un appartement
Malgré le nombre de tirs, la fusillade n'a fait que deux blessés légers, tous deux mineurs. Les projectiles ont toutefois touché bien au-delà de la zone visée. L'un d'eux a frappé la façade d'une résidence. Un autre a traversé une fenêtre avant de terminer sa course dans la cuisine d'un appartement situé au quatrième étage de l'immeuble.
Les faits avaient alors illustré le niveau de danger pour les habitants du quartier, exposés à des tirs en pleine nuit dans une zone résidentielle.
Une voiture volée repérée peu après les faits
Très vite après la fusillade, la Peugeot 208 a été repérée par une patrouille de police dans le secteur d'Ennezat. Le véhicule s'est ensuite dirigé vers Riom. D'après la même source, la voiture avait été volée quatre jours plus tôt à Bron, dans la banlieue lyonnaise, avant d'être stationnée à Gerzat.
Le conducteur aurait pris de gros risques pour échapper au contrôle policier, avant de s'arrêter sur une aire de covoiturage, avenue Georges-Gershwin, à l'entrée de Riom. Il est parvenu à prendre la fuite à pied. Le passager, lui, a été rapidement interpellé.
Une tenue pensée pour ne pas laisser de traces
Les policiers ont relevé un élément marquant au moment de l'interpellation. Le passager, âgé de 23 ans et originaire du Vaucluse, portait une tenue destinée, selon l'enquête, à limiter les traces biologiques : vêtements de pluie noirs, serrés aux poignets et aux chevilles avec du ruban adhésif tricolore portant la mention « attention amiante », ainsi qu'une capuche, des gants et une cagoule.
Une fouille des bosquets situés à proximité a permis de retrouver des vêtements identiques. Ces éléments ont nourri les investigations sur la préparation de l'attaque et le rôle des différents protagonistes.
Des peines de quatre à sept ans de prison
Trois ans après les faits, le tribunal correctionnel clermontois a condamné le tireur et deux complices. Les peines prononcées vont de quatre à sept ans de prison.
FAQ
Quand la fusillade de La Gauthière a-t-elle eu lieu ?
Les tirs ont eu lieu le 30 août 2023 à 2 h 55, dans le quartier de La Gauthière à Clermont-Ferrand.
Combien de balles ont été tirées ?
Vingt-neuf balles de kalachnikov ont été tirées, soit un chargeur complet à une munition près.
Y a-t-il eu des victimes ?
Oui. Deux mineurs ont été légèrement blessés lors de la fusillade.
Quelles peines ont été prononcées ?
Trois hommes ont été condamnés à des peines allant de quatre à sept ans de prison.
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