Une flambée directement liée aux tensions internationales, qui pousse les ménages à lever le pied.
La guerre États-Unis - Iran enflamme les prix de l'essence
À l'origine de cette hausse soudaine, les tensions géopolitiques mondiales et plus particulièrement la reprise du conflit entre les États-Unis et l'Iran depuis la mi-juillet. Ces incertitudes pèsent lourdement sur les marchés pétroliers internationaux.
Interrogée à ce sujet, Blandine Ruty, secrétaire générale de l'UFIP Énergie et Mobilité (l'Union française des industries pétrolières), confirme le diagnostic :
"Vous avez une hausse qui a démarré le 27-28 février à la date du démarrage du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran. Et vous avez eu, depuis, une hausse des prix permanente avec des moments de baisse. On reste dans un tunnel de prix élevé depuis le mois de février. Aujourd'hui, on ne voit pas encore d'aboutissement du conflit."
La représentante du secteur pétrolier prévient d'ailleurs qu'aucune baisse significative des prix ne sera à attendre tant que les hostilités ne cesseront pas.
Une chute de la consommation inédite
Conséquence directe de ces tarifs élevés : la population réduit drastiquement ses déplacements ou modifie ses habitudes.
D'après les chiffres de l'UFIP, la consommation de carburant a chuté de -5 % sur les sept premiers mois de l'année 2026.
Les professionnels du secteur soulignent le caractère exceptionnel de ce chiffre : une baisse d'une telle ampleur sur une période aussi longue n'avait encore jamais été observée en France.






