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CANCER DU SEIN : LES RISQUES AUGMENTENT-ILS À CAUSE DE LA POLLUTION DE L'AIR ?

Mardi 4 Octobre - 05:40

Santé


Une mammographie - © http://www.radiologie60.fr/
Le cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes, s'explique par différents facteurs. Génétiques et hormonaux, oui, mais pas seulement. Certains cas sont causés par l'environnement, le mode de vie. Qu'en est-il de la pollution de l'air ? Une étude est menée à Lyon, au centre Léon Bérard.


C'est une étude inédite, de grande ampleur, qui se focalise sur huit polluants de l'air. Deux groupes de femmes sont observés : 5.222 femmes âgées de 40 à 65 ans et suivies entre 1990 et 2011. Le premier groupe est constitué de femmes dont le cancer a été diagnostiqué, le deuxième est constitué de femmes saines.

Les chercheurs ont ensuite utilisé les données disponibles sur l'exposition aux différents polluants, sur la France entière.

Réduire la pollution de l'air pour réduire les risques de cancers


En 2013, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé la pollution de l'air dans son ensemble, et les particules fines en particulier, comme cancérogènes pour l'homme. L'étude XENAIR met ces liens en évidence. Sur les huit polluants étudiés, cinq sont déjà identifiés comme facteur de risques.

Prenons le dioxyde d'azote (NO2) : une augmentation de 10 µg/m3 d'exposition est associée à une augmentation statistiquement significative d'environ 9% du risque de cancer du sein.

"Les résultats de l'étude XENAIR indiquent qu'une amélioration de la qualité de l'air serait un levier pour contribuer à la prévention du cancer du sein", peut-on lire dans l'étude. Ainsi, les chercheurs estiment que "avec des niveaux d'exposition conformes aux recommandations de l'OMS de 2021, de 10 µg/m3 pour les NO2, près de 9 % des cancers du sein de la population XENAIR respectivement auraient été évités."

L'enjeu ici est donc d'encourager les pouvoirs publics à mettre plus de moyens sur la prévention des cancers en agissant notamment sur la pollution de l'air pour réduire le nombre de cas. "Cet investissement est essentiel pour prévenir la maladie et pourrait être compensé par les économies en matière de traitement, de prise en charge, et de coût pour la société par les cancers évités", conclut notamment l'étude.