Dimanche, Julien Bony (union de la droite et du centre) est arrivé en tête du second tour des élections municipales, devant le maire sortant Olivier Bianchi (PS-LFI) et Antoine Darbois (RN).
Un véritable séisme politique dans un des fiefs du Parti socialiste et, plus généralement, de la gauche dans le pays.
Fusion avec LFI : "un effet pervers" selon Mathias Bernard
Arrivé en tête avec plus de cinq points d'avance sur Olivier Bianchi, Julien Bony a bénéficié d'une dynamique continue entre les deux tours. La stratégie d'union entre le Parti socialiste et La France insoumise n'aura donc pas suffi à inverser la tendance.
Mathias Bernard est politologue et directeur de l'Université Clermont Auvergne.
La bascule observée dimanche illustre un électorat clermontois en mutation, moins marqué par ses habitudes historiques.
La campagne de Julien Bony,a réussi à capter à la fois les opposants à la majorité sortante et une partie des électeurs protestataires.
Bony officiellement maire vendredi soir
Julien Bony sera officiellement installé à la mairie vendredi 27 mars, lors du conseil municipal d'investiture.
Une passation de pouvoir est prévue entre le sortant Olivier Bianchi et le nouveau maire.
Le PS fera son retour… mais dans l'opposition : la gauche a remporté 13 des 55 sièges au conseil municipal.
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