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ZONE 30 À LYON : "CE N'EST PAS DE LA DÉFIANCE À L'ÉGARD DES AUTOMOBILISTES"

Mardi 31 Aout - 07:00

Actu. locale


La zone 30 concerne désormais toute la ville d'Oullins. - © Radio Scoop / Léa Duperrin
Le passage de Lyon en zone 30 c'est pour 2022. Alors que Paris a généralisé la mesure en ce début de semaine, la métropole de Lyon envisage sa mise en œuvre dès l'an prochain.


Après Oullins, Poleymieux-au-Mont-d'Or et Fontaines-Saint-Martin, Lyon pourrait donc rejoindre dès 2022, les communes de la Métropole de Lyon, où la vitesse est abaissée à 30km/h.

Fabrice Bagnon, vice-président de la Métropole de Lyon à la voirie et mobilités actives l'a annoncé la semaine dernière, dans l'hebdomadaire Tribune de Lyon (article payant). À priori la vitesse abaissée à 30km/h sera la règle et la limitation à 50 km/h deviendra l'exception, mais elle sera bien maintenue sur certains axes lyonnais.

Si la mesure fait déjà grincer de nombreuses dents, l'association Droit du Piéton à Lyon estime que c'est une question de sécurité. "Ce n'est pas de la défiance à l'égard des automobilistes, souligne Yves Gascoin, administrateur de l'association, ce qui est dangereux ce ne sont pas les conducteurs, ils ne sont ni plus ni moins vertueux que les piétons ou les cyclistes. Ce qui est dangereux c'est la voiture".

L'association rappelle qu'une voiture qui roule à 50 km/h a besoin de 30 mètres pour s'arrêter, mais seulement 15 mètres lorsqu'elle roule à 30 km/h.

L'exemple de Grenoble


En France, 250 communes sont concernées, plutôt des métropoles et des villes de taille moyenne. Moins d'accidents, moins de bruit disent les partisans de la mesure, plus de bouchons et de pollution disent ses opposants.

Dans notre région, l'agglomération de Grenoble a instauré la mesure depuis 2016. Il est donc possible d'obtenir les premiers retours grâce aux données du Cerema, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement qui a mené une étude au bout de 3 ans.

Sur les axes où la vitesse a été abaissée à 30 km/h, le nombre d'accidents est passé de 70 à 51 par an, le nombre de blessés recule de 83 à 67 et les décès passent de 3 à 2.

Dans le détail, c'est sur les piétons que la mesure a le plus d'impact avec 2 fois moins de piétons blessés ou tués (28 accidents contre 14). En revanche, ça ne change quasiment rien pour les accidents concernant les cyclistes (13 accidents contre 12).

L'étude note également que la vitesse moyenne dans Grenoble intra-muros a baissé de 5 km/h mais qu'elle augmente sur l'ensemble des axes des autres communes de l'agglomération grenobloise. Entre 2016 et 2018 les trafics motorisés ont reculé (-9% pour les véhicules légers et - 20% de poids lourds).

Ailleurs en Europe, Milan, Madrid ou Bruxelles ont également fait le choix de passer en zone 30.