Jusqu'à 38 élèves par classe en Terminale technologique
Ils étaient une centaine environ, rassemblés pour mettre la pression et marquer leur mécontentement. "C'est en ce moment que se jouent les répartitions des élèves par classe pour la rentrée prochaine", souligne Nicolas Kemoun, professeur de Sciences Économiques et Sociales (SES) au lycée Robert Doisneau de Vaulx-en-Velin.
"Cette année, on s'est déjà retrouvé avec des chiffres délirants, jusqu'à 38 élèves par classe ! Comment faire cours dans de bonnes conditions quand l'enseignant passe plus de temps à faire de la gestion de classe ?", poursuit l'enseignant.
Un peu plus loin, des lycéennes ont tenu à faire le déplacement. "Les salles sont trop petites, on n'a pas de chauffage tout le temps, il manque des chaises... Mais à la limite, tant pis pour le chauffage. Moi je veux avoir mon bac ! Si le rectorat m'entend, je lui demande juste un prof de ST2S", soupire Khadra, élève en Terminale.
Venus de Villeurbanne, de Rillieux-la-Pape mais aussi de Lyon et de Vénissieux, les enseignants demandent davantage de recrutements, y compris dans la vie scolaire ou dans les infirmeries des lycées. "Qu'on puisse dédoubler des classes pour travailler correctement avec les élèves, qu'on ait plus de moyens pour les accompagner", ajoute Nicolas Kemoun.
Le rectorat promet "un examen attentif"
Dans le courant de l'après-midi, les grévistes ont indiqué ne pas avoir été reçus par le rectorat. Des assemblées générales sont déjà prévues en janvier pour poursuivre le mouvement de contestation.
Contacté par la rédaction, le rectorat de Lyon assure avoir rencontré une délégation d'enseignants le 26 septembre dernier. Et de poursuivre :
"Nous avons bien connaissance des problématiques rencontrées par ces établissements de la métropole lyonnaise qui accueillent des élèves pouvant connaître des difficultés scolaires ou sociales (...) Des renforts de vie scolaire ont ainsi pu leur être accordés l'année dernière en fonction des moyens académiques disponibles. Ces établissements font donc l'objet d'un examen attentif. Ce sera de nouveau le cas dans le cadre de la préparation de la rentrée 2024, en prenant chaque situation d'établissement individuellement."
Quant à la demande de certains lycées d'être intégrés au réseau d'éducation prioritaire, le rectorat indique que cette revendication relève de compétences nationales.






