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PAUVRETÉ : LE BILAN INQUIÉTANT DU SECOURS CATHOLIQUE DANS LE RHÔNE

Vendredi 9 Novembre - 06:15

Actu. locale


Un SDF sur un banc en période de froid. - © Wikipédia / Jmh2o
Ce jeudi, le Secours Catholique a dévoilé son rapport annuel de la pauvreté dans le Rhône, et il est plutôt alarmant.

En 2017, le Secours Catholique a accompagné environ 11 500 personnes dans le Rhône. Plus de la moitié d'entre elles vient car "ces gens ressentent le besoin d'être écoutés et conseillés", analyse Georges Bolon, le président de la Délégation du Rhône du Secours Catholique.

Les demandes qui concernent la scolarité, l'administration et les vacances sont en augmentation.

Des chiffres préoccupants

Entre 2016 et 2017 dans le département, le taux de personnes reçues au Secours Catholique vivant sans aucune ressource est passé de 17 à 20%.

Un autre chiffre est inquiétant : le revenu moyen des gens rencontrés par l'association a diminué d'une trentaine d'euros par rapport à 2016. Il est passé de 594 à 561€.

Les couples avec enfants et les mères isolées font partie des profils les plus fréquents.



L'exemple d'une ancienne infirmière

Derrière cette situation financière qui se dégrade, il y a des hommes et des femmes. On peut par exemple prendre le cas d'Emilia Naly, présente à Lyon ce jeudi pour témoigner. Cette ancienne infirmière âgée de 60 ans est en retraite anticipée à la suite d'une grave maladie.

Elle se demande "pourquoi avoir travaillé 33 ans et se retrouver avec 800€ par mois ? Il y a des questions à se poser pour comprendre comment la société fonctionne."

C'est pourquoi Emilia Naly est désormais bénévole au CNLE, le Comité Nationale de Lutte contre l'Exclusion.

"On essaye d'être les meilleurs chefs de gare"

Bénévole à Mions, Pascale Martel se bat tous les jours contre cette détresse humaine. Selon elle, le problème le plus urgent à régler est le travail. "Les personnes les plus en difficulté n'ont pas accès à la formation", précise t-elle.

L'objectif des bénévoles est avant tout de renseigner les bénéficiaires sur leurs droits. Pascale Martel ajoute enfin : "on essaye d'être les meilleurs chefs de gare. Il faut qu'on arrive à connaitre au mieux le tissu social pour bien aiguiller les gens".


@RadioScoopInfos