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CRASH D'UN AVION SANITAIRE LYONNAIS : DES PEINES DE PRISON AVEC SURSIS REQUISES

Jeudi 12 Octobre - 16:37

Actu. locale


L'avion était un Beechcraft C90
Deux à trois ans de prison avec sursis ont été requis, jeudi devant la cour d'appel de Besançon, à l'encontre du patron d'une compagnie aérienne lyonnaise, d'un pilote contrôleur et d'un contrôleur aérien, après l'accident mortel d'un avion sanitaire dans le Doubs en 2006.

Franck Alpanes, créateur et dirigeant de la compagnie Flowair, Alain Racoupeau, pilote contrôleur, et François Trouillet, contrôleur aérien et agent de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), avaient été condamnés à trois ans de prison avec sursis en première instance, pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité".

Le 19 octobre 2006, peu après minuit, un avion de Flowair, compagnie lyonnaise, affrété pour aller prélever un foie en vue d'une greffe, s'était écrasé au décollage sur l'aérodrome de La Vèze, près de Besançon.

Quatre personnes étaient mortes: un chef de clinique et un interne du service de greffe hépatique du Centre hospitalier régional de Besançon, respectivement âgés de 34 ans et 26 ans, le pilote de l'appareil, 48 ans, et le copilote, 35 ans.

"Le CHU de Besançon pleure depuis 10 ans la disparition de deux collègues, de deux amis, partis sauver des vies", a plaidé l'avocat de l'hôpital, Me Enguerrand Bagot, selon qui "ces morts auraient pu, auraient dû être évitées".

L'enquête a conclu que le crash était imputable à une erreur de pilotage

"MM. Alpanes et Racoupeau ont permis au pilote d'être le commandant de bord de cet avion, alors que tous ceux qui ont volé avec lui ont vu qu'il n'avait pas le niveau", a souligné l'avocat général, Arnaud Grécourt, qui a requis trois ans de prison avec sursis à leur encontre.

"Il ne devait pas prendre les commandes de ce vol", a-t-il ajouté, s'attachant à démontrer la responsabilité des deux hommes dans le recrutement de ce pilote "dangereux", auquel il manquait certaines qualifications.

L'avocat général a par ailleurs requis deux ans de prison avec sursis contre l'agent de la DGAC, M. Trouillet, qui a prorogé une qualification que le pilote n'avait pas.

AFP.


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