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COUPLES BINATIONAUX EMPÊCHÉS DE SE MARIER : LE CONSEIL D'ETAT LEUR DONNE RAISON

Lundi 12 Avril - 12:00

Community Scoop


Un mariage-photo d'illustration - © CC
Le 1er avril, près de 700 couples binationaux rassemblés en collectif avaient saisi le Conseil d'État pour que le mariage soit considéré comme un motif impérieux et permette aux futurs conjoints de venir en France.


Malika, 28 ans, est en couple avec Eddy depuis maintenant sept ans. Ils se sont rencontrés pendant leurs études. Lui est algérien, elle vit en région lyonnaise. En août 2019, ils se fiancent. Malika le sait, les démarches pour se marier quand on est un couple mixte sont un peu plus longues. Mais elle ne s'attendait certainement pas à se retrouver au même point de blocage, dix-sept mois après le début de la procédure.

Aussi la décision, rendue vendredi soir par le Conseil d'Etat, qui ordonne au gouvernement de modifier les règles pour les couples binationaux en instance de mariage en France est "une bouffée d'oxygène", selon la jeune femme. "C'est hyper réjouissant de voir que les couples franco-étranger ont droit, eux aussi, au bonheur et à vivre ensemble".



"On a gagné une bataille mais pas la guerre"


Le mariage de Malika et de son fiancé était prévu le 29 octobre 2020. "On avait l'espoir que cela puisse se faire, on avait eu toutes les autorisations", se souvient Malika. Finalement, l'épidémie en décide autrement : le mariage doit être annulé. Comme pour tous les couples qui devaient se marier en 2020, les frais s'accumulent. Mais il y a une particularité pour les couples mixtes.

Une fois les bans du mariage publiés, le temps est compté, ils ont une validité d'un an. Le fiancé de Malika étant toujours coincé en Algérie, en février dernier, il a fallu repartir à zéro.

"Là c'est la quatrième audition qu'on passe au total, pour un mariage c'est juste énorme. Et c'est très angoissant pour nous d'être obligés encore d'argumenter sur notre couple, de raconter notre histoire, de tout recommencer. C'est déchirant", regrette Malika. Affectée, elle connait des moments très difficiles, le stress monte, elle déprime, perd son emploi.

Malgré cette bonne nouvelle, la jeune Lyonnaise s'attend encore à devoir patienter. Il faut d'abord que le gouvernement revoit sa circulaire mais que dans le même temps, les différents consulats délivrent les visas aux conjoints. "On a gagné une bataille mais pas la guerre", souffle Malika. Une nouvelle date pour leur union a été fixée au 7 juin prochain.

Comme Malika et Eddy, 700 couples binationaux sont regroupés dans ce collectif.