Dans l'attente de la nomination du successeur de M. Collomb, le chef de l'Etat a demandé au Premier ministre Edouard Philippe d'assurer l'intérim, selon l'Elysée. Le chef du gouvernement a annulé un voyage officiel en Afrique du Sud prévu jeudi et vendredi, a fait savoir dans la foulée Matignon.
"Le Conseil des ministres", mercredi à partir de 10h00, se déroulera "avec le gouvernement ainsi constitué", a ajouté la présidence.
Dans une interview au quotidien régional Le Progrès, le désormais ex-ministre de l'Intérieur confirmait son retour à Lyon, et évoquait même la possibilité de ne pas participer au conseil des ministres, si un successeur lui était trouvé "dans la nuit".
Dans l'après-midi, le ministre de l'Intérieur, en poste depuis mai 2017, avait déjà expliqué au Figaro qu'il "maintenait" sa "proposition de démission" faite lundi au chef de l'Etat et que ce dernier avait aussitôt refusée.
Démission de Georges Képénékian ce mardi soir
Après cette interview, Emmanuel Macron avait jugé "regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner", selon son entourage. Le président "recevra rapidement les propositions du Premier ministre" en vue de son remplacement, avait-on précisé de même source.
Selon une source proche du dossier, l'actuel maire de la ville Georges Képénékian, qui a confirmé qu'il rendrait les clefs de Lyon à M. Collomb dans l'interview au Figaro, a envoyé sa lettre de démission au préfet du Rhône mardi soir.
Une fois entérinée, cette démission devrait entraîner la convocation, sous 15 jours, d'un conseil municipal extraordinaire pour élire le nouveau maire.
"On a un peu de temps devant nous mais tout est très clair avec Georges Képénékian. Je vais retrouver Lyon avec un immense plaisir", a confié Gérard Collomb au Progrès.
"Cirque", "grand-guignol", "mauvais vaudeville": l'opposition ironisait sur le bras de fer engagé entre M. Collomb et le chef de l'Etat. Depuis la rentrée, l'exécutif a déjà été confronté aux démissions soudaines de Nicolas Hulot et Laura Flessel.
Mardi, M. Collomb n'a pas assisté aux questions au gouvernement à l'Assemblée ni au Sénat, officiellement en visite dans des services. Son entourage déclarant que le ministre "était à sa tâche".
Avec AFP






